Un Métro tombe en panne à Barbès


Les victimes sont de modestes travailleurs qui rentraient joyeusement au logis après une dure journée de labeur

Ce jour là une rame du Métro tombe en panne à Barbès. Cette rame est prise en remorque vers Nation, mais un terrible incendie se déclare à la station des Couronnes. Ce terrible accident fait la couverture du supplément illustré de "Le Petit Journal" du Dimanche 23 août 1903. En voici l'article :

TERRIBLE CATASTROPHE DU METROPOLITAIN
Découverte des premier cadavres

Une terrible catastrophe, qui rappelle le sinistre incendie du bazar de la charité, vient de désoler et d'épouvanter Paris et de le remplir de deuil.
Cette fois, les victimes sont, presque toutes, de modestes travailleurs qui rentraient joyeusement au logis après une dure journée de labeur, leur besogne achevée.
A 7h20 du soir, le train 43 du Métropolitain subit un arrêt à la station du boulevard Barbès. On fit descendre les voyageurs et remorquer par le train 5, qui était vide, le 43 en détresse. On espérait les faire arriver ainsi jusqu'au dépôt de la Nation, mais comme il passait devant la station des couronnes, le chef de gare s'aperçut que la machine du 43 prenait feu.
Vivement, il téléphonait à son collègue de Belleville d'interrompre le courant, il était trop tard;les deux trains de six wagons en pitchpin verni prenait feu, en même temps une effroyable fumée se répandait par les souterrain.
Avec toutes les peines du monde, les employés faisaient évacuer les quais par les voyageurs, qui au lieu de s'enfuir, s’entêtaient à regarder les progrès de l'incendie ou à réclamer leur argent ou à crier contre la compagnie.
Cependant un troisième train arrivait bondé à la gare des Couronnes. Les employés crièrent aux voyageurs de s'enfuir en toute hâte; par malheur l'électricité s'éteignit. On sait le reste.
Les malheureux voyageurs se trompèrent de chemin : au lieu de se diriger vers l'escalier, ils allèrent s'écraser de l'aute côté, contre un mur.
On a trouvé, de-ci de-là, en tout 84 cadavres.
Venir à leur secours, il n'y fallait pas songer. Quinze fois les pompiers, qui déployèrent en ces tristes circonstances, et comme toujours, du reste (les braves gens !) un courage admirable, essayèrent de descendre ; malgré les appareils les plus perfectionnés, l'asphyxiante fumée les repoussa. C'est au matin seulement, vers cinq heures, que l'on parvint aux premiers cadavres.
Vers deux heures du matin, je vois rassemblés, prêts à tous les courages, autour de l'entrée de la station des Couronnes qui vomit des torrents de fumée noire, torride, empestée, l'état-major des sapeurs-pompiers, dont la lueur des torches de résine éclaire les casques, le colonel Bellanger, le commandant Cordier; le docteur Bordas, du laboratoire municipal ; M. Mouquin, chef de la police municipale ; MM. Grillières, Girard, commissaires de police des quartiers voisins ; M. Poilet ingénieur du Métropolitain, que l'on est allé réveiller à minuit pour avoir quelques détails sur la construction de la gare et la résistance de la voute du tunnel ; MM. Berthaut, Gély, Weber, Rozier, conseillers municipaux ; le docteur Grumberg ; M. Vignes, ingénieur de la ville de Paris ; M. Bélières, directeur de la pharmacie normale, etc., etc.
Enfin le colonel des pompiers, accompagné de M. Lépine, préfet de Police, dont le sang-froid, la présence d'esprit et le courage sont au dessus de toute éloge, put atteindre le quai où il pensait trouver des victimes.
Au bout de quelques minutes, ils réapparaissaient, bouleversés, l'épouvante peinte sur le visage. Ils avaient parcouru l'atroce calvaire, ils avaient vu des cadavres : il y en avait jusque dans l'escalier, au bas des marches d'accès, les uns sur les autres, sur les quai, sur la voie, partout. Evaluer leur nombre, vu la fumée, était encore impossible.
C'était la catastrophe redoutée, et cette terrible nouvelle, vite colportée, jetait l'épouvante dans Paris qui se réveillait.
-Le Petit Journal - Dimanche 23 août 1903-


Quand ... :

23 AOUT 1903 à partir de 19h20



Le Petit Journal - Dimanche 23 août 1903

TERRIBLE CATASTROPHE DU METROPOLITAIN Découverte des premier cadavres Dimanche 23 août 1903 – Les victimes sont de modestes travailleurs qui rentraient joyeusement au logis après une dure journée de labeur

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